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LE JOURNAL DU PAYS

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Editorial

Par le Rédacteur en Chef: EMILE TENDENG

JP: Numéro 55 d'octobre 2001

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Atika dans l'antichambre de Diamacoune

A Santhiaba siège du Haut Commandement du Maquis, le Commandant Atoute César Badiate affichait une mine réjouie après son long entretien avec le Journal du Pays. Lors d'une conférence de presse, l'actuel chef du maquis a souligné la nécessité de «redonner pleinement

de la vigueur à l'autorité de Abbé Diamacoune et au processus de paix en Casamance et affirmé sa lutte pour l'indépendance de la Casamance. Mais, pour le président du MFDC

la qualité du soutien du Commandant Atoute valaient mieux que tous les discours. Les troupes Atika basées à Santhiaba et non à Kassolol (localité bissauguinéènne) n'est pour lui qu'une étape avant la réconciliation de tout le maquis. Il ne s'en est d'ailleurs pas caché et a expliqué qu'il recherchait l'«aide» de toutes les forces vives de la Casamance pour négocier avec la Casamance. De fait, le Commandant Atoute semble préparer le terrain militaire à une invitation des chefs militaires que sont Kamougué Diatta et Salif Sadio qui consacrerait son retour à la raison. Le Commandant Atoute, présent sur tous les fronts de combats depuis le début de la crise dans le maquis, confirme son rôle d'éclaireur de la réunification des troupes.

Son appui à Diamacoune n'est pas en soi une nouveauté. Il s'est contenté de rappeler un principe entériné par les chefs dirigeants du MFDC: Tu ne tueras pas ton frère, ta mère ou ton père. Mais son insistance fait surtout écho aux récentes déclarations de Salif Sadio appelant sa reconnaissance à Abbé Diamacoune .

Une fois encore, c'est moins le Chef du Maquis que l'allié indéfectible de Diamacoune qui s'exprime. «Le moment est venu de relancer le processus de paix dans l'unité militaire et politique du MFDC.[...]. Nous disposons d'une chance de réparer les injustices qui ont, pendant trop longtemps, affecté notre lutte" a-t-il déclaré sans entrer dans le détail. Un peu plus tôt, son adjoint Lajoie Ngandoul avait appelé les deux parties en conflit dans le maquis à appliquer le plan Jamoral concocté en Suisse, qui recommande un arrêt total des violences entre combattants, puis un gel des disputes politiciennes et enfin une reprise des pourparlers de paix avec le Sénégal.

En accueillant le Journal du Pays dans son fief, le Commandant Atoute voulait aussi priver les détracteurs de l'un de leurs principaux arguments de propagande. Le Journal du Pays s'est prêté volontiers à l'exercice: "Il ne peut y avoir aucun point dérangeant pour l'information. JP fera son métier en gardant totalement son indépendance".

En s'affichant aux côtés du Journal du Pays principal journal de la Casamance, le Commandant Atoute dans la guerre contre les troupes insoumises à Diamacoune, sait qu'il prend l'atout de se rapprocher un peu plus de l'opinion publique. Mais c'est le prix à payer pour rompre son isolement militaire. JP comme dans toutes les épreuves transmettra la nouvelle et il appartient à l'opinion de juger.

LA LUTTE POLITIQUE AU SEIN DU MFDC HYPOTHEQUE LA PAIX (JP N°54)
La lutte en sourdine qui oppose les deux principaux leaders du MFDC, le Secrétaire Général actuel Président l’abbé Augustin Diamacoune Senghor et le chargé des affaires militaires Sidy Badji, vient d'éclater au grand jour lors de ces derniers assises de Banjul. Si l’un ne veut pas partager le pouvoir « non à la bicéphalisation du mfdc », l’autre réclame le départ pur et simple de Diamacoune : « c’est finit ! ! il n’a qu’à céder son siège aux plus jeunes ». Personne n'ose prédire l'issue de la grave crise politique qui secoue le MFDC, six mois après l'éviction de Sidy Badji, Alexandre Djiba, Ablaye Diédhiou et la nomination des personnalités du mouvement vivant à l’étranger . Revanche: Le détonateur semble avoir été donc le limogeage le 5 février dernier de Sidy Badji et de ces lieutenants de l’arène politique. Accusée « d’incapables et d’insubordination », la bande à Sidy a remis la lutte à Banjul. Le décor y est favorable. A croire à nos confrères de Walf Fadjri les autorités de ce ce pays ont de bonnes relations avec Sidy et de titrer dans leur dernier apparition : « Yaya Jammeh place ses hommes à la tête du MFDC ». Oui les dirigeants gambiens sont bien trop proches des affaires casamançaises. Déjà en janvier c’est Sedat Jobe, ministre gambien des affaires étrangères qui demande au MFDC de renoncer à l’indépendance. Aujourd’hui c’est le ministre de l’intérieur Usman Baji qui veut un bureau désigné du mfdc ! ! ! Cela frise la manipulation et s’ajoute à une ingérence douteuse dans la recherche de la paix en Casamance. Les observateurs parle même de la « Gambian Connection » qui mettrait en scène le président gambien et Pierre Goudiaby Atepa ; ce qui explique d’ailleurs la réaction d’approbation immédiate du groupuscule de « cadres » dirigé par ce dernier des résultats des assises de Banjul. La pillule du 5 février 2001 était trop amère à digérer et Sidy Badji n’y va pas de mains mortes. La majorité admise dans la salle de conférence de l’hôtel Atlantic de Banjul est acquise à sa cause. Doté d’un discours militaire mobilisateur et entouré de politiciens de talents, Sidy Badji a mené sa bataille pour enfin la gagnée à Banjul en replaçant ses hommes comme en juillet 1999. Mais la guerre pour le contrôle du MFDC n’est pas pour autant gagnée. Le maquis et une large partie des militants du mouvement à l’étranger soutiennent Diamacoune. Et la population dans son ensemble reste derrière le prélat. Pour Ousmane Tamba représentant la section de suisse du mfdc, « Nous nous sommes battus sur le terrain politique déjà perdu d’avance. Tout était fait pour nous réduire en minorité. Le dernier mot appartient à la population casamançaise et au maquis. » Cette déclaration ne surprend pas. La cote de popularité de Diamacoune dépasse de loin celle de Sidy. Les nouveaux hommes forts du maquis ont diffusé des cassettes affirmant leur soutien sans faille à Diamacoune. Son image de seul leader reste incontestable en Casamance. Lourde tâche sur le terrain : Comment tenir sur le terrain en Casamance même si l’on sait que Sidy Badji comme Abbé Diamacoune sont en résidence surveillée et ne peuvent mouvoir que sous escorte sénégalaise. Sidy doit pouvoir ramener l’adhésion de Diakaay autour de sa personne même si quelques différences de vue persistent entre lui et Kamougué. Comment approcher Kassolol, le fer de lance de Attika ? Comment s’entretenir avec Salif Sadio qui dans une déclaration de presse dénonce les assises de Banjul ? Comment communiquer avec Nkrumah Sané qui n’a pas dit son dernier mot ? La tâche n’est pas facile. Si Sidy a perdu le contrôle d’Attika, il tente de conserver le pouvoir politique. Cette situation n’arrange pas aussi le travail du nouveau Secrétaire Général du MFDC Jean-Marie François Biagui. Il doit utiliser son talent de politicien pour rassembler. Il doit s’assurer au plus vite que les tendances soient prêtes à conclure une alliance. Plutôt écœurée, l'opinion attend que les deux parties règlent leurs comptes au sein du MFDC en Casamance ou lors d’un nouveau Congrès cette fois-ci dans le maquis.

POUR UNE POLITIQUE ACTIVE DE PAIX (JP N°53)
Si quelque chose est «sans frontière» et mondialisé d'entrée de jeu, c'est bien la paix terrestre. C'est pourquoi sa protection ou, au minimum, sa moindre recherche, passe nécessairement par une réglementation non seulement internationale, mais même universelle, l’ONU, l‘OUA en sont la raison. Le problème avec la rencontre de Banjul en Gambie sur le protocole d’accord interne du MFDC c'est qu'il est difficile de savoir s'il nous rapproche d'une telle nécessité ou s'il s'accommode d'une dispersion synonyme d'inefficacité. Pour sauver la réunion de Banjul du 6 au 8 septembre prochain, les Casamançais et plus particulièrement les membres du MFDC doivent savoir montrer une vraie cohésion interne, ce qui serait heureux, mais ils doivent aussi faire tant de concessions à l'égard des plus réticents parmi les participants que leur succès n'est pas de ceux qui permettent de crier victoire. N'aurait-il pas mieux valu un clair constat de faillite, créant un choc dans l'opinion qui amène en retour une prise de conscience de l'urgence par ceux-là mêmes qui s'y refusent? Cette politique du pire ne convient pas au sujet qui, en tant que tel, exclut les coups de poker: la politique de la paix doit être imperturbablement raisonnable et inlassablement consensuelle ensemble avec la Gambie, la Guinée Bissau et le Sénégal. La vertu des uns ne sert à rien et se contredit elle-même si elle pousse les autres à la paresse, à l’inaction ou à la politique de la chaise vide. Concrètement, la lutte pour l’indépendance de la Casamance restera vaine si ses partisans ne parviennent pas à se réunir autour d’une table et d’exprimer clairement leurs idées mais aussi de les défendre pour convaincre. A part la guerre, ce tournant politique du MFDC défini depuis 1982 par Augustin Diamacoune Senghor laissera ainsi la porte ouverte à un avenir éventuellement meilleur et à une possible collaboration de la Gambie et de la Guinée Bissau. Un accord à Banjul représentera une victoire (provisoire?) de l'esprit de diplomatie du MFDC mais de la Casamance sur le principe de responsabilité. On parlera alors de Realpolitik. Depuis la mise en résidence surveillée de Diamacoune, la politique du MFDC n'a pas été, loin de là, la marche en avant qu'on pouvait espérer. Les conséquences de cette arrestation a destabilisé le maquis, et l’aile politique. Il ne s’agit pas pour autant de désigner des coupables. Il suffit comme le dicton japonais „Il n’y a pas d’échec, il y a des opportunités. Sans un sursaut, en particulier dans l'opinion casamançaise, l'aiguille du baromètre restera bloquée sur l'indication «pessimisme». Rotation: A Ziguinchor ces derniers jours, le MFDC s'est affiché assez soudé, incarné par le Diamacoune et les nouveaux hommes forts du maquis dirigés par Kadeunkani Diatta. Il est de même à l’extérieur du pays où les dirigeants du mouvement sont en permanent contact avec leur Secrétaire Général. Des divergences et des tiraillements bien sûr auront lieu, en début de négociation, mais c’est cela la démocratie dont le mouvement se réclame. Résolus à sauver la réunion de Banjul envers et malgré les quolibets ou manœuvres dilatoires, les Casamançais attendent que le MFDC montre à Banjul qu'ils étaient capables non seulement de mener à bien une négociation internationale en tant que groupe solidaire, mais aussi de gagner à leur cause des alliés traditionnels du Sénégal comme la France et les Etats-Unis. «Nous avons commencé à montrer aux Etats-Unis que nous pouvons arriver à un accord sans eux et malgré toutes les pressions, dit un haut responsable du MFDC à Washington. Qui a pris le leadership sur ce sujet est clair maintenant. Prendre le leadership devant le Sénégal, cela représente un risque: on s'expose. Mais nous avons pris ce risque, et nous réussirons!»

LE SENEGAL RECULE FACE A LA PRESSION INTERNATIONALE (JP N°52)
La colère internationale et la détermination casamançaise le contraint à revoir sa stratégie. Mauvaise période électorale pour Abdoulaye Wade. Entre le peu d'intérêt montré pour le Sénégal par la nouvelle administration française et la faiblesse diplomatique des Européens, le président sénégalais pensait avoir les mains libres pour lutter contre la rébellion casamançaise. Cette impression lui a fait commettre, ces derniers jours, deux erreurs. En nommant que des généraux sénégalais dans son armée et sa gendarmerie, puis de multiplier en territoire de Casamance 1200 nouveaux militaires avec de nouveaux armements reçus de la France, Wade a provoqué précisément un effet contraire à ce que les dirigeants gambiens et bissau-guinéens cherchaient à obtenir: une prise de conscience casamançaise et sénégalaise de la nécessité d'éteindre le feu qui couve dans la région. Priorité inversée. Inquiets à l'idée que l'homme soit fidèle à sa réputation de leader «qui n'en fait qu'à sa tête», les pays de la sous-région et de la France se sont empressés de mettre le holà aux ambitions militaires du successeur d’Abdou Diouf avant que la situation leur échappe. Renversant ainsi l'ordre de leurs priorités. «Il faut se préoccuper de la paix dans la sous-région que de souffler sur le feu.», a ainsi déclaré le président gambien, Yahya Jammeh de retour à Banjul après sa visite de trois jours au Sénégal le mois dernier. Ce fut les mêmes observations du président hôte de marque du 4 avril à Dakar. Brutalement rappelé à l'ordre par les présidents des pays limitrophes, puis par la France par son ministre de la coopération en visite à Dakar mais aussi par l’Union européenne , Abdoulaye Wade a dû se résoudre à faire ce qu'un «jambaar» déteste par-dessus tout: un retrait précipité et une volte-face. Non seulement il a replié ses troupes de la frontière de bissau après les y avoir fait entrer pour prendre en revers Atika la branche armée du MFDC, mais il a également fait lever, les mesures de restriction imposées à la circulation en territoire de Casamance (une simple opération de «relations publiques pour les législatives», selon les Casamançais). Pour les Sénégalais, c'est un fiasco qui va au-delà de la simple péripétie militaire. Alors qu'ils se présentent depuis près de vingt ans comme les « faiseurs d’ordre » en Casamance mais aussi en Gambie, Mauritanie et Bissau, ils se voient soudain relégués au rang d'agresseurs par la communauté internationale et surtout par les Français, leurs indéfectibles alliés. L'éventuel pouvoir de dissuasion que pouvait représenter une entrée en Casamance est, par ailleurs, réduit à néant. Pis encore: ceux que les Sénégalais considèrent comme leurs plus redoutables ennemis, le leader casamançais, Diamacoune Senghor, et le chef gambien, Yahya Jammeh, ont remporté à cette occasion une grande victoire diplomatique. Le premier, qui a survécu à vingt-quatre assassinats, vécu sept ans de prison ferme et dix ans de résidence surveillée en ce moment même, a bénéficié d'un élan de solidarité international qu’il est devenu le seul et unique interlocuteur pour la paix. Ecarté du processus de paix en Casamance par Abdoulaye Wade il y cinq mois, le jeune chef gambien en a profité pour réaffirmer avec force son point de vue: pas de paix ni de sécurité en Casamance sans la Gambie et la Guinée Bissau. Il y a donc un mois qu’il est invité par le même président sénégalais. Le tour de Ndiombor-le-lièvre n’a pas passé dira Sérigne Bouna…. Pression de la Casamance. Quant à Diamacoune, il est bien décidé à profiter au maximum de l'élan de sympathie provoqué, dans le monde, par les opérations militaires sénégalaises; il a fait savoir au milieu du mois d’avril qu'il donnait ordre à ses troupes d'arrêter les tirs de mortier et lea attaques contre les forces d’occupation sénégalaises. Il s'est même permis le luxe d’être d’être invité à la fête nationale du Sénégal, mais aussi recevoir Wade lors de sa tournée électoral à Ziguinchor pour lui proposer que chacun condamne publiquement et simultanément la violence. Une proposition que le président sénégalais ne pouvait évidemment pas accepter sans avoir l'air de céder aux pressions. Maintenant que les dommages sont faits, quelles sont les perspectives d'avenir? Le commandement de la résistance armée Attika aurait décidé de revenir à des opérations plus «ciblées» et plus «intelligentes» sur les troupes sénégalaises, donc plus limitées dans le temps et dans l'espace. Ce sont ces opérations qui ont faibli Wade. Une paralysie complète des axes routiers, maritimes et aériens. Même si les militaires sénégalais étudient la relancent d’une grande offensive à partir du 6 mai 2001, juste après les élections législatives, Wade est en train de comprendre les limites de l'exercice de la guerre en Casamance.

LA TASK FORCE 1 : ÊTRE FORT POUR NEGOCIER AVEC LE SENEGAL (JP N°51)

" C'est une victoire pour la Casamance et un knock-out pour le Sénégal ", s'est enflammé le commentateur de la radio digitale casamançaise en test sur Internet, lundi 12 février peu après la diffusion de la nouvelle direction du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC). L'Abbé Diamacoune, pour carence et insubordination notoire, démis les faucons qui l'encombrent et nomme Mamadou Nkrumah Sané comme premier Secrétaire Général Adjoint, Ousmane Tamba comme second Secrétaire Général Adjoint, Jean-Marie François Biagui comme représentant de l'aile extérieur, Ansoumana Badji comme porte-parole officiel constituent le " carré magique ". Un triomphe accueilli par une explosion de joie dans les rangs du MFDC. S'exprimant dimanche soir 11 février 2001 devant ses partisans réunis au siège de la Maison des Œuvres de Ziguinchor, Diamacoune a ausssitôt lancé un appel aux Sénégalais à "abandonner la violence et reprendre le dialogue avec la nouvelle équipe pour la paix dans la sous-région ". Celui-ci ne peux tolérer à Sidy Badji et Alexandre Djiba, la corruption flagrante et le rôle joué par ces derniers dans la division des ailes politique et militaire pour de maigre somme d'argent ! " Ces deux ont relégué la paix bien loin, très loin de l'objectif du MFDC " Diamacoune qui avait un besoin vital de paix, leur avait bien lancé un dernier avertissement

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Le grand retour de Mamadou Nkrumah SANE
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Il fallait agir et très vite. Constat : Ils sont tous basés à l'étranger ces promus. Abbé Diamacoune sait qu'il est désormais dangereux de s'entourer de responsables à Ziguinchor. Soit ils sont assassinés par l'armée sénégalaise comme ce fut le cas de Sarani Manga Badiane et Sanoune Bodian, soit par injection de milliers dans francs CFA dans des poches de " viveurs ". Faut-il être fort ou faible pour discuter avec le Sénégal ? " Oui il faut être fort " a répondu Diamacoune. la Task Force est constituée : Badji, Biagui, Sané, Tamba. Tout montre que la réponse à ces différentes questions doit être recherchée dans le sens d'un surcroît de légitimité et de crédibilité mais aussi d'unité. Non pas essentiellement, d'ailleurs, dans le but de consacrer les particularismes régionaux, culturels, linguistiques. C'est plutôt, d'abord, de modernisation et de démocratisation de l'appareil politique qu'il s'agit. Il faut démultiplier l'administration pour soulager le MFDC, si évidemment englué aujourd'hui. Il faut étendre et développer le pouvoir local, parce qu'il est le meilleur vecteur possible de cette démocratie de proximité dont un pays comme le nôtre, trop axé sur l'expression politique nationale casamançaise a le plus grand besoin. Naturellement, le mouvement à faire ne peut pas l'être sans précaution, sans garde-fous. Or, si l'on veut bien s'éloigner des manichéismes, on verra que le changement concernant le MFDC pose très bien quelques-unes des questions qu'il nous faudra de toute façon envisager lorsque nous déciderons d'aller plus loin sur le chemin de la paix avec le Sénégal.

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Directrice: Bintou Diallo...Chef Rédacteur: Emile Tendeng...Rédacteurs: Geneviève Mendy, Ibou Camara, Maoudo Bâ...Correspondants spéciaux: Elankoor, Fanbondy, Kondiarama, Ebalass, Nopinthia.

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